À l'ombre des oliviers

Umberlie
Umberlie
  • Description :

    Cyrillane, année 350
    Huit ans ont passé depuis la fin de la guerre civile, puis la guerre de reconquête (330-342)

    Les différentes factions impliquées sont toutes parvenues à leurs fins :

  • Les uns (sinistres Dragons Noirs) en se repaissant du chaos ambiant jusqu’à satiété.
  • Les autres en s’en mettant plein les poches (guilde des voleurs, pirates, mercenaires, marchands sans scrupule…).
  • D’autres en plaçant leurs pions dans des régions stratégiques (royaumes alentours, sectes…).
  • Certains (petits nobles et mercenaires opportunistes) en accédant au contrôle d’un Duché.
  • La liche Mégare en se vengeant de la Dynastie séculière des Kadméïdes.
  • L’empire Kartaçol en récupérant la Boréïa – l’ancienne colonie de Cyrillane – non sans avoir subi de lourdes pertes, ainsi que le retournement de ses alliés.
  • Les loyalistes, grands vainqueurs de la Guerre de reconquête, en rétablissant une forme d’Empire.

    Cyrillane aujourd’hui

    Déchirée, pillée, brûlée, cette contrée qui jadis brillait n’était plus qu’un champ de ruines une fois le calme revenu.
    Malgré toutes ces années, quelques terres restent souillées par le chancre. Ailleurs, la reconstruction se poursuit, lentement, pierre par pierre. Les différents peuples, traumatisés par les horreurs vécues, lèchent encore leurs plaies, peinant à croire que tout est bien fini.
    On dit que la paix des cœurs en Cyrillane ne reviendra qu’à la prochaine génération.

    Au tout début de la guerre, l’Empereur Clauzel IV fut défenestré, sa famille massacrée au grand complet, mettant un terme à la lignée impériale des Kadméïdes après des siècles de règne.
    Aujourd’hui, c’est un Empereur élu qui chauffe le trône – très inconfortable – de la capitale, Limnypogéïa.
    Ce système d’élection, inédit sur le continent, fut le seul moyen trouvé pour rétablir la paix en Cyrillane. Il consiste en un roulement entre les trois peuples principaux de l’Empire : nains bâtisseurs, humains et gnomes des roches.
    L’Empereur actuel, le nain Osgar Ier, fut l’un des seigneurs de guerre les plus redoutés de la guerre civile, mais aussi celui ayant le plus contribué à l’apaisement. Son élection par les autres factions victorieuses fut presque une évidence.
    À sa mort, l’honneur reviendra aux humains :
    Le tout nouveau Collège des Princes Électeurs devra choisir un successeur parmi l’un des 5 duchés principaux de cette communauté.

    D’ailleurs, il se murmure qu’Osgar Ier, affaibli par ses blessures de guerre, n’en a plus pour très longtemps.

  • Pré-requis :
    Pour les personnages :
  • Avoir un alignement plutôt bon, voire neutre (pas mauvais).
  • Ne pas venir de Cyrillane.
  • Posséder une ou plusieurs disciplines susceptibles d'intéresser un jeune garçon de la noblesse (connaissance particulière, spécialité, capacité, art martial, autre) en terme d'éducation.
  • Être adapté à la civilisation, pas trop « sauvage » ni grossier.

    Pour les joueurs :
  • Apprécier les intrigues à la « Game of Thrones ».
  • Une écriture soignée et une bonne orthographe.
  • Mettre en valeur la personnalité et l’évolution de son personnage à travers le Rôle Play.
  • De la bonne humeur, et pas de prise de tête :)
Edition 04/05/2020 09h05 par Umberlie
21/04/2020 08h58
Umberlie
Umberlie

Sur la côte Nord-Est de Cyrillane, proche de la frontière avec l’Arolavie, se trouve le duché d’Antikyra. Son peuple, les Antikyriens, y vivent dans une paix relative depuis la fin de la guerre civile. Revenant au travail de la terre, ceux qui avaient pris les armes manient aujourd’hui la charrue. Oliviers et vignes, champs d’orges et de blé se nourrissent des cendres d’autrefois. Les pêcheurs, leurs filets recousus, ont repris la mer. Et tout en haut, depuis leur domaine surplombant les flots, la maison Bracque-Croiset veille sur ce petit monde d’un œil bienveillant.

Les Bracque-Croiset font partie de ces familles anoblies après la guerre : une fois la réunification achevée, les anciens Duchés humains furent restaurés et confiés aux Héros de la pacification de l’Empire. Andréas Bracque-Croiset était l’un d’eux. Troisième fils d’un baron désargenté, mercenaire et grand baroudeur, il a su gagner son titre de Duc par la force des armes et son mariage avec Irene. S’il n’est plus de ce monde depuis quelque mois, ses gens parlent encore de lui comme d'une légende vivante et le regrettent amèrement. C’est son épouse Irene, fille de l’ancien Duc, qui assure la régence en attendant que son fils soit en âge.

Aux dernières nouvelles, le mot passait que la duchesse cherchait des tuteurs étrangers pour Timotheos, son fils. Souhaitant lui inculquer bravoure et savoir-vivre, ainsi qu’une connaissance du monde au moins égale à celle de feu son père, elle organisait ces jours-ci diverses compétitions dans sa villa à colonnades. A l’issue de ces mises à l’épreuve, elle choisirait les meilleurs candidats.
Si les tuteurs devaient être étrangers, l’événement faisait grand bruit à Antikyra, et même dans les duchés voisins. On accourait, sous invitation, pour assister aux joutes (verbales et physiques) – et profiter du bon vin de la maison.

Edition 04/05/2020 09h39 par Umberlie
21/04/2020 09h01
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Il avait fallu une bonne journée à Pod pour se décider. De nombreux arguments s'étaient affrontés dans son esprit, animant un débat dont l'issue le mènerait en Cyrillane... ou pas. Pourtant, l'avenir incertain de ses parents dont il était en grande partie responsable et la perspective alléchante de découvrir une quantité folle de nouveautés, avaient eu raison de ses contre-arguments - même celui de l'insécurité encore prégnante, qui devait régner dans ce royaume marqué des stigmates de la guerre civile.
Sa mère lui avait vanté les mérites de dame Irene, veuve du duc Andréas Bracque-Croiset, ensorceleuse héroïne de guerre ayant participé à la pacification du royaume et admirée pour son courage, son abnégation et pour toute une liste de qualités qui feraient rougir Aster elle-même. Son fils était tout pour elle et c'est en grande pompe qu'elle organisait une sélection des meilleurs précepteurs à même de lui apporter l'éducation qu'il méritait.

Timotheos Bracque-Croiset ! Je pourrais lui enseigner l'Histoire de la magie et des royaumes d'Eana... pensait le jeune gnome en montant à bord de la boursoufleuse en partance pour Limnypogéïa, capitale de la Cyrillane.

Aussitôt la guerre civile terminée, la ligne avait été rétablie entre les deux cités, par impératifs commerciaux ! Les parents du gnome avaient fait jouer une dette de l'armateur pour lui offrir sa place. Vu le prix prohibitif de ce moyen de transport aérien, c'etait une bonne chose.

La veille, il avait étalé les affaires dont il avait besoin sur son lit, pesant le pour et le contre pour chacun d'eux. Il les avaient soupesé un à un, pour être sûr qu'il n'étaient pas trop lourd ! Pas question de se casser le dos avec un attiraille inutile s'il devait marcher avec son barda sur le dos.

Pod passa tous le voyage sur le pont, son carnet et son crayon en main pour croquer les magnifiques paysages qui défilaient en contrebas. Le gnome se sentait tellement fier de ses pairs, inventeurs de cette merveille, à chaque fois qu'il avait l'occasion de l'utiliser.
Une fois la frontière passée, la différence fut frappante au dessinateur. Le pays n'avait pas encore cicatrisé ses blessures...

Mais les paysages défilaient bien trop vite au goût du gnome. Poussés par un vent favorable, ils arrivèrent à destination en quelques jours seulement. Heureusement pour Pod, qui devait arriver à temps s'il voulait prétendre à une place au service de la maison  Bracque-Croiset. Il ne prit donc pas le temps de visiter la capitale et se fiant au plan dessiné à la va-vite sur un bout feuille, il rejoignit la porte Nord de la cité. Juste à temps pour prendre place dans la diligence en partance pour Antikyra. Le fouet claqua et les chevaux se mirent en marche, secouant les passager à chaque aspérité de la route.

Dans quelques jours, ce ne sera plus qu'un mauvais souvenir ! se rassura-t-il.

Et en effet, le voyage passa à une vitesse incroyable, du moment que Pod leva le nez de ses livres pour regarder par la fenêtre. Les paysages étaient splendides jusqu'à Antikyra. Les autres passagers n'eurent certainement pas le même avis que Pod sur la rapidité du voyage, tant le gnome pouvait commenter tout ce qu'il voyait... L'un d'eux s'était même coincé du coton dans les oreilles, c'est dire !

Antikyra ! s'écria-t-il au détour d'un ultime virage.

La tête penchée à travers la vitre entrouverte, il cherchait des yeux la villa à colonnades que lui avait décrit un passager, plus locace que les autres quand il avait raconté pourquoi il était là.

Edition 09/05/2020 03h21 par Umberlie
06/05/2020 09h12
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

Assis sur un banc de bois, son sac posé à son côté, les coudes sur les genoux et le menton dans une paume, Sallavïn regardait la pointe de ses bottes usées, couvertes de terre, et le chemin qui défilait paisiblement en dessous, au rythme lent et paisible du couple de petites juments qui le tractaient, la carriole et lui.

Deux mois déjà qu'il avait commencé son voyage solitaire. Combien les trajets lui semblaient plus délicats, maintenant qu'il était seul ! Si son allure martiale lui avait probablement empêché quelques mauvaises rencontres sur la route, que son habitude de dormir à la belle étoile ainsi que sa détermination implacable à aller au bout de ses trajets à pied lui avaient permis de voyager sur de longues distances, progressant lentement mais sûrement... Il devait bien constater qu'il n'avait pas encore la science de ses parents pour ce qui consistait à emprunter des routes pratiques et rapides, se procurer les bonnes cartes, et se souvenir des indications qu'on lui donnait. C'était plus fort que lui : Sallavïn se souvenait assez mal des noms.

- Vl'a qu'on arrive p'ti seigneur !

Il se retourna pour embrasser le paysage du regard au son de la voix de celle qui l'interpellait. Une boutiquière d'ouvrages sur le retour à priori, que son mercenaire avaient lâché en cours de route, prétextant une paye trop pauvre. Praula, c'était son nom, avait accepté avec joie l'équipage d'un jeune melessë en armes prêt à l'accompagner pour rien. Antikyra s'affichait au loin, sous un beau soleil de milieu d'après midi, à peine caché par quelques nuages.

En laissant la cité se dévoiler lentement sous ses yeux, le jeune chevalier songea à l'objet de sa présence ici. Etait-il en train d'être vaniteux, en se testant de la sorte ? Pouvait-il déjà prétendre enseigner à quiconque ?

Si on m'estime digne d'apprendre à ce garçon ce que je sais, je ne dois pas renoncer. Si on m'éconduit, je trouverai à me rendre utile ailleurs.

Il salua Praula en mettant le pied en ville, hissant son sac à dos bien haut à ses épaules, son écu placé stratégiquement au dessus. La vieille le salua en le gratifiant du sourire réservé à ceux qui ne réclament pas de salaires. Il trouverait où se rendre utile... Mais en attendant...

-Je cherche la maison des... Baquet-Croise ? Non des... Oui, Bacque-Croiset, merci ! Vous pourriez m'aider ?

Il n'avait même pas cherché à interpeller un représentant de l'autorité, sûr de l'altruisme naturel de ses pairs.

Edition 08/05/2020 11h07 par Nedru
08/05/2020 10h41
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

Le voyage s’était remarquablement bien passé. Elle avait appris des marins de nouvelles chansons, des rythmes qu’elle n’avait jamais entendus et elle le leur avait rendu au centuple, faisant vibrer sa lyre au son de la houle. Ah ! Et sa mère qui l’avait toujours traitée comme une petite fleur fragile, la voilà qui frayait avec la marine. Sous-estimée, c’était ce qu’elle avait toujours été ! Bon, elle devait avouer qu’au début, elle n’en avait pas mené large. Cet équipage de grands gaillards à la peau rêche et aux manières peu communes avait de quoi intimider la petite melessë, peu habituée aux humains, ni à de telles statures. Mais elle s’en était arrangée, si bien que le capitaine avait eu la gentillesse, en comprenant sa situation, de la recommander à une petite famille de la noblesse de Moramiek, en tant que barde, pour une soirée.

La ville en elle-même était déjà un spectacle en soi : Kayla n’avait jamais rien vu de tel. Les ruines d’un passé grandiose côtoyaient des constructions flambant neuves, dans un style similaire, mais plus modeste. Elle savait vaguement que la cité avait été longtemps occupée et que, depuis bientôt 10 ans, ses habitants léchaient leurs plaies en reconstruisant peu à peu leur environnement. A ses yeux étrangers, c’était comme si la ville courait après une Histoire perdue dont elle voulait se montrer digne, tout en craignant les traumatismes qui avaient mené à cet étrange agencement urbanistique. Elle trouvait cela à la fois triste et beau, enthousiasmant et déprimant.

Une dichotomie que Kayla travailla à effacer, lors de la soirée où elle avait été engagée. Elle travailla dure pour démontrer toute l’étendue de son art, chantant et jouant comme jamais. Pour la peine, elle avait écopé d’une extinction de voix au lendemain matin. Mais c’était peu de chose, car elle s’était montrée digne de la recommandation du capitaine et ses efforts furent bien récompensés. En effet, l’un des convives lui avait fait part d’une grande dame, une figure importante dans la région, à ce qu’elle avait compris, qui cherchait des tuteurs pour son fils.

Comme seule ressource sa paie de la soirée et sans perspective dans l’instant, elle ne pouvait que sauter sur l’occasion. Il fallait bien commencer ses recherches quelque part et si elle pouvait voyager un peu tout en gagnant assez d’argent, pour assurer la suite, le tout avec un toit sur la tête, elle n’allait pas se plaindre. Surtout si son travail consistait à enseigner la musique et les arts à l’enfant d’une personnalité aussi noble en titre qu’en mérite : ce devait certainement être une expérience et un honneur à ne pas manquer. Kayla avait toujours admiré la patience et les qualités d’enseignant de son grand-père et de sa mère. Parfois, elle croyait se souvenir de la voix ronde de son père, lui apprenait les secrets d’un texte gnome. Quoiqu’il en soit, elle avait sans doute la fibre éducative ! Enfin… Probablement.

Avec son salaire, elle s’offrit une place dans un attelage modeste, afin de se rendre en Antikyra. Sur le chemin, ses yeux brillèrent à la vue des paysages neufs et exotiques qui défilaient sous son air ébahi. Loin des rues un peu mornes de Moramiek, le souvenir des batailles et de la guerre semblait avoir déserté la campagne. Ballotée dans la diligence, le nez à la fenêtre, Kayla fredonnait joyeusement, ignorant les regards réprobateurs d’un voisin bougon. La crainte d’avoir fait le mauvais choix, la perspective d’un inconnu sombre et menaçant, tout sembla s’effacer devant la beauté de l’avenir qui s’annonçait.

09/05/2020 10h20
Umberlie
Umberlie

Après avoir longé champs et vergers sur une bonne distance, et que leurs oreilles furent habituées à l’assourdissant froufrou des cigales de fin d’été, les voyageurs perçurent enfin les tourelles blanches du domaine Bracque-Croiset. Ils durent lever les yeux pour cela, la villa étant située à bonne hauteur par rapport à la route.
Un dernier effort à fournir pour les chevaux et marcheurs, récompensé par l’ambiance de fête qui régnait là-haut, derrière les hautes et épaisses palissades entourant le domaine. Rires, musique, bruits de verres que l’on trinque et conversations animées accueillirent les visiteurs avant même de se présenter aux portes du lieu. Deux gardes se tenaient de chaque côté, ainsi qu’un scribouillard muni d’un rouleau et d’une plume.

- Bonsoir et bienvenue, fit ce dernier en cyrillan, puis en cyfand, puis dans d’autres langues jusqu’à percevoir un éclair de compréhension dans les yeux de chacun de ses interlocuteurs. Venez-vous comme invité ou candidat ? Pourriez-vous me donner vos noms et lieu d’origine, s’il vous plait ?

Ces quelques formalités terminées, les gardes s’écartèrent et chacun de nos voyageurs fatigués put accéder au large terrain qui s’étendait au-delà des murs. Par-ci, par-là, entre deux arbres, statues, fontaines ou tables de banquet se dressaient un bon nombre de tentes bigarrées. En arrière, sur fond de ciel d’un bleu rosé, se détachait la villa des Bracque-Croiset. Le soleil était alors en fin de course, et les colonnades zébrant le seuil de la grande bâtisse étiraient leurs ombres vers l’est. On devinait aussi la mer un peu plus loin, en contre-bas des falaises, au bruit des vagues claquant contre la roche et aux embruns flottant dans l’air.

Lorsqu’ils eurent franchi la palissade, les candidats furent rejoints par quelques domestiques vêtus de drapés blanc crémeux. On leur souhaita à nouveau la bienvenue – en cyrillan – puis on leur indiqua où stationner leurs véhicules. On les débarrassa de leurs paquets, et leurs chevaux furent conduits aux écuries. Enfin, en cyrillan puis dans un cyfand maladroit, l’une des domestiques leur demanda de la suivre en direction de la villa – ceux qui ne parlaient aucune de ces deux langues n’avaient qu’à suivre le mouvement :

- Par ici, s’il vous plait. Madame vous attend.

Ils étaient cinq à précéder la jeune femme. Parmi eux se trouvaient Podness, Sallavïn, Kayla. Les deux autres, un humain à l’air hautain portant un luth et une gnomette affublée d’un monocle, suivaient sans mot dire. Ils pénétrèrent bientôt dans un large vestibule au sol marbré, puis s’engagèrent dans un couloir menant à une coquette cour intérieure, où le soleil déclinant déversait sa lumière sur quelques arbustes en pot.
Séparée par une rangée de colonnades se trouvait la salle de réception, particulièrement riche et décorée. Et très encombrée, aussi ! Occupant tabourets, bancs, chaises, ou même adossés contre les murs ou assis par terre, c’était un curieux attroupement (15 à 20 personnes) qui se trouvait là, chacun rongeant son frein. On y trouvait de tout – humains, elfes, halfelins, nains, gnomes ou demi-sangs – hommes et femmes, de tous âges et origines, aux couleurs de peau parfois exotiques et aux accoutrements les plus divers. Certains jouaient de la musique. D’autres semblaient répéter quelque chose dans leur coin. D’autres encore ne levaient pas le nez de leur livre ou parchemin. On discutait un peu, s’observait nerveusement, et se resservait inlassablement en jus de fruits, olives et grappes de raisin. Heureusement que la pièce donnait sur la cour intérieure, car l’odeur émanant de cette foule de voyageurs cueillis dès leur arrivée aurait été bien pire si concentrée dans une pièce fermée.

- Attendez ici, s’il vous plait, fit la domestique en les invitant à entrer. Madame va bientôt vous recevoir pour l’entretien. Bonne chance !

Puis elle s’éclipsa, laissant les cinq candidats, sans doute les derniers, se mettre à leur aise en attendant leur tour.

Edition 09/05/2020 11h31 par Umberlie
09/05/2020 11h25
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

L’éblouissement de la jeune melessë ne semblait connaître de fin entre les sons, les lumières, les paysages, les odeurs aussi, le monde qui l’entourait était d’une beauté incroyable. Bien-sûr, les terres d’Ellerìna n’avaient pas à rougir de la comparaison, mais l’exotisme était un plus indéniable. Quand son attelage la laissa devant le portail, un léger frisson d’excitation parcourut son corps. Dès les premiers mots de Cyrillans, ses oreilles tintèrent. Elle le comprenait très bien et le parlait sans mal, surtout depuis qu’elle avait eu l’occasion de le pratiquer sur le bateau, à Moramiek et pendant le reste du voyage. Ce fut donc d’une voix claire, presque dénuée d’accent, qu’elle déclara :

- Bonsoir, je suis Kayla Fal’San’In d’Ellerìna, candidate.

Elle se demanda un instant si le fait de porter presque l’intégralité de ses possessions sur son dos n’était pas déjà un bon indice de l’objet de sa visite, mais n’eut guère le temps de s’y attardait. Le parc sur lequel le portail s’était ouvert était lui aussi absolument magnifique. La végétation soignée étalait ses branches, ses feuilles et ses fleurs avec grâce, dans un camaïeu de verts superbes, ponctué de quelques ouvrages sculptés, fontaines et statues, ainsi que des tentes aux couleurs plus vives. Au loin, la silhouette élégante de la demeure se rapprochait à chaque pas le long d’une mise en perspective grandiose. Le tout était bien plus rigide et orthogonal que l’architecture elfique, bien moins fondu dans la nature et le végétal, aussi, mais le paysage n’en était pas moins agréable. En marchant, Kayla pouvait sentir l’odeur de la mer et entendre le chant des vagues en contrebas, les embruns caressaient ses bras nus, rafraichissant plaisamment ses épaules. Après les heures en carriole, la sensation était bienvenue.

Une fois devant les portes de la villa, des domestiques vinrent la délester de ses affaires. Elle leur laissa son lourd paquetage, ne gardant que sa lyre et quelques outils dans ses poches, non sans une certaine appréhension. Une seule fille de maison resta pour les inviter à la suivre : elle et quatre autres voyageurs. Il y avait deux gnomes, un homme et une femme, un humain qui semblait être un barde, comme elle, et finalement, un jeune blond qu’elle prit d’abord pour un autre être humain, avant de noter la pointe de ses oreilles dépassant de ses cheveux. Curieusement, et même si l’autre musicien ne semblait guère avenant, elle se sentit rassurée de voir quelqu’un partageant son métier et un autre sa nature hybride. Depuis qu’elle était partie d’Ellerìna, elle n’avait pas eu l’occasion de croiser d’autres elfes et la vue de ces hélix allongées la réconfortait un peu. Autre élément tranquillisant à ses yeux : dans leur petit groupe, la jeunesse prévalait et elle se sentait moins idiote de se proposer d’enseigner malgré son âge peu avancé.

C’est donc avec un sourire radieux que Kayla suivit leur guide dans un vaste vestibule sublimement décoré, avant de s’engager dans un couloir. Les yeux brillants, la jeune femme regardait tout autour d’elle avec enthousiasme. Elle n’avait jamais rien vu de tel : la richesse des décors, des matières, la superbe des meubles, tout scintillait dans la lumière chaude des fenêtres, auréolé de splendeur. Emportée dans les délices de sa contemplation, elle fut totalement prise au dépourvu face au spectacle de la cours : du monde, beaucoup de monde. Cet espace contenait probablement autant d’érudits, de bardes et de maîtres d’arme que de marins sur le bateau qui l’avait amenée ici. Il y avait de tout : des hommes et des femmes, de toutes les espèces, de toutes les origines et de tous les âges. Kayla déglutit quand la domestique les abandonna avec leurs collègues (rivaux ?), observant nerveusement autour d’elle. Le sentiment d’émerveillement qui l’habitait jusqu’alors avait disparu, remplacé par une lourde appréhension. Comment pouvait-elle espérer concurrencer des individus qui pouvaient avoir jusqu’à 10 fois son expérience ?

Légèrement tremblante, elle s’assit au pied d’un grand pot dans lequel poussait un arbre à l’odeur entêtante. Elle inspira profondément, puis expira un long soupir en caressant du bout des doigts les gravures de sa lyre. Personne dans la salle ne semblait prêt à bavarder, pourtant elle n’aurait pas été contre l’échange de quelques paroles agréables. Elle se retourna vers les 4 compagnons avec lesquels elle était venue. Elle pouvait au moins tenter de faire connaissance, être polie. Peut-être n’était-elle pas la seule à avoir besoin de partager quelques mots. D’une petite voix douce, elle demanda, en cyrillan :

- Veuillez m’excuser, je n’ai pas pris le temps de me présenter avant, je suis Kayla. J’espère pouvoir me montrer utile ici, mais c’est la première fois que je voyage si loin d’Ellerìna. Je peux vous demander d’où est-ce que vous venez ?

Elle se releva un peu précipitamment et inclina le buste très légèrement, hésitante. Elle se tourna vers les gnomes et le melessë, prononçant en elfique :

- Je parle aussi l’elfique, si c’est plus confortable, puis en gnome, et le gnome, même s'il est un peu rouillé.

Edition 10/05/2020 17h01 par Elindine
09/05/2020 20h42
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

Ravi que l'on lui indique facilement la demeure qu'il cherchait, Sallavïn s'y rendit d'un bon pas, le forçant à ouvrir plus largement sa cape de voyage épaisse sous l'effet de son effort sous cette chaleur. Bien que théoriquement habitué aux chaleurs des plages tropicales, ses voyages lui avaient appris à se couvrir convenablement et il en faisait les frais chaque fois que les températures devenaient agréables.

Les joues rougies par l'effort, il arriva devant la porte de la demeure, qu'il jugea d'un charme raffiné tout en s'étonnant de l'impressionnante inutilité architecturale de ce bâtiment en cas de révolte ou de guerre. Ca reste plus joli qu'une forteresse... Il salua d'un discret hochement de tête les personnes attroupées avec lui et se présenta du mieux possible :

- Sallavïn Tamrel, né sur l'île Pillen en Torea. Je suis candidat.

Se laissant débarrasser de son sac à dos sans broncher et sans oser surcharger les serviteurs en leur confiant son manteau après les avoir rappelés pour leur demander de bien vouloir lui rendre son bouclier, le melësse suivit le groupe en jetant de fréquents coups d'oeil autour de lui, découvrant les lieux en tentant d'y trouver quelques signes familiers – sans réel succès. Tout était bien trop raffiné ici et il ne se sentait pas particulièrement à l'aise. Même les cinq autres avec lui n'avaient rien à voir avec lui... Au moins gardaient-ils le ciel au dessus de leur tête !

Enfin, en arrivant dans la salle principale, Sallavïn fut presque soulagé de constater que se trouvaient là des personnes lui ressemblant, avec qui échanger et prouver sa valeur autrement que par des bons mots. Ce fut pourtant l'une des candidates aux apparences les moins martiales qui vint l'aborder, lançant les présentation au milieu des nouveaux venus, d'abord dans la langue locale qu'il ne comprenait pas, puis en traduisant pour lui en elfique. Sallavïn sourit légèrement et répondit de la manière la plus universelle possible, posant la main sur son torse avant de s'incliner très légèrement.

-Sallavin Tamrel.

Puis de préciser en cyfand :

-Je ne parle pas cyrillan.

Edition 10/05/2020 16h53 par Nedru
10/05/2020 16h52
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Il avait été facile de reconnaître la demeure des Bracque-Croiset. Dominant la ville et la mer, les pierres blanches de l'immense villa se découpaient sur le ciel d'été.
Le carrosse dépassant les premières maisons de la cité, Pod dût se résoudre à lâcher la bâtisse du regard. Alors il en profita pour visualiser la direction qu'il devrait prendre pour rejoindre sa destination.

La diligence déposa Pod au centre-ville d’Antikyra. Il récupéra rapidement son sac à dos dans les bagages et fit ses adieux à ses compagnons de route. L'adepte du coton dans les oreilles, le remercia d'un soupir de soulagement à peine dissimulé et d'une grimace à son encontre. L'ignorant, Pod ajusta les lanières de son sac et repérant la rue qui le mènerait à bon port, il s'y engagea d'un bon pas.

Le soleil était bas quand il fut en vue de la résidence. L'animation qui y régnait surpris le gnome et il mit un certain temps avant de se décider à rejoindre la fête...

- Podness Ragnyss, de la Cité Franche, répondit-il lorsqu'on l'interrogea. Je suis candidat.

Laissant traîner les oreilles, ce mot clef résonna plusieurs fois avant et après lui. Combien y avait-il d'autres personnes venus pour la même place ?
Pod, observa attentivement les autres potentiels, sans un mot. Il y avait bien trop à voir ou entendre pour se permettre de commenter. Machinalement, sa main se glissa dans sa sacoche et commença à en sortir son carnet. Mais il se ravisa car on venait déjà les chercher. Les domestiques s'exprimait en Cyrillan bien sûr... ce qui ne simplifiait pas la tâche au gnome, qui ne connaissait pas la langue locale.

Sainte mère... Qu'est-ce que je fais là ? pensa-t-il en réalisant que lui qui comptait enseigner aux autres, ne savait même pas parler la langue de la région.

Il suivit le mouvement, pénétrant au sein de l'immense villa. Que de monde ! Et du beau monde ! Il avait l'impression de se retrouver au monastère Azur le jour de la remise du diplôme. Les yeux de Podness n'étaient pas suffisant pour tout assimiler. Il tournait en tout sens pour essayer de tout voir, à la limite du tournis.
Quand il reprit ses esprits, et un semblant de contrôle, il était dans une salle de réception avec une vingtaine d'autres candidats.

Celui-ci manie les armes, celui-là aussi... Au moins, ce ne sont pas des concurrents direct ! commença-t-il à les dénombrer.

Mais passé l'excitation de la découverte, le jeune gnome arrêta vite de se voiler la face et comprit qu'il était mort de trouille. Il ferma les yeux, prit une profonde inspiration et chercha à retrouver son calme. Ses mains cessèrent progressivement de trembler.
Il entendit alors discuter les melessës qui l'accompagnaient. Sautant sur l'occasion pour se changer les idées, il se joignit à la conversation... utilisant son plus bel elfique, comme le lui avait appris sa nourrice.

- Je suis Podness Ragnyss ! Je suis enchanté de vous connaître.

Il s'inclina puis reprit.

- Splendide cette villa n'est-ce pas ?

Edition 10/05/2020 23h50 par FroloX
10/05/2020 23h47
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

A l’écoute du cyfand du demi-sang, puis de l’elfique du gnome, un radieux sourire éclaira le visage de la jeune femme, heureuse de commencer une discussion affable en ce moment tendu. Distraite par la quantité de nouveautés autour d’elle, Kayla ne notait que maintenant l’allure martial du melessë. Un détail qui aurait pu l’inquiéter de prime abord, mais qu’elle oublia vite en entendant le timbre flûté et les accents exotiques de Sallavïn, puis l’elfique impeccable du gnome. Elle les remercia pour leur politesse, sentant l’enthousiasme et la curiosité lui revenir : elle avait tant de questions qu’elle désirait poser à toutes ces personnes, mais la première vint de Podness. Elle jeta un bref regard sur le décor de la cour, avant de lui répondre dans la langue qu’il avait utilisé :

- Oh, oui ! C’est superbe. Je n’avais jamais rien vu de tel, en Ellerìna. Notre architecture se fond dans la nature, l’épouse, se laisse envahir par elle. Ici, tout est carré, composé, les couleurs plus vives et les matières plus diverses encore, je crois. Tout est très différent de ce que je connais, en tout cas.

Un voile triste passa brièvement devant ses yeux à l’évocation de sa terre d’origine. Elle n’était partie que depuis quelques semaines, mais tout lui semblait déjà si lointain et elle savait qu’elle ne pourrait y revenir avant un long moment. Son sourire ne faiblit pas pour autant et ce fut avec un éclat de joie dans le regard qu’elle poursuivit, s’adressant aux deux jeunes hommes :

- Et vous ? Comment sont les contrées d’où vous venez ? La Cité-Franche, vous avez dit ? Je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller.

Kayla n’avait aucune honte à admettre ses lacunes en termes de voyage ou, dans ses connaissances en général. Elle était jeune, après tout, et si cela devait lui coûter ce poste, ce serait dommage pour elle, certes, mais tant mieux pour le jeune duc, certainement.

11/05/2020 13h02
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Ellerìna

Le mot raisonna soudain dans l'esprit du gnome, comme un flot de souvenirs incontrôlables : Les chansons de dodo, sa nourrice, pour l'endormir le soir, les histoires qu'elle lui racontait sur la Terre des Elfes et sur la magie... Une évidence frappa le gnome en repensant à tout ceci : C'est grâce à elle qu'il était ici aujourd'hui ! Ses études au monastère Azur, l'infortune de ses parents...

Secouant la tête pour chasser ses pensées, il revint au présent et aux melessës qui lui faisait face, à Kayla surtout. A sa lyre, il devina qu'elle devait être barde. Un visage d'ange qu'il avait du mal à regarder en face, de peur d'être envoûté par ses traits parfaits et son magnétisme sans doute. Lui avait-elle posé une question ?

- Vous venez d'Ellerìna ? s'enquit-il, éludant l'interrogation de la jeune femme, qu'il n'avait de toute façon pas perçu.
" J'ai tellement entendu parler de votre pays ! La flamboyante Varnaïrello, les immenses arbres de la forêt d'Unquëtaurë... Du haut des tours du monastère Azur, j'avais l'impression de voir les cimes des monts Pelerontui les jours de beau temps !

Ses yeux brillaient d'une telle excitation, qu'il semblait avoir abusé de stupéfiants. Il plongea la main dans sa sacoche et en sortit un carnet, qu'il se mit à feuilleter frénétiquement. Sur les pages, on devinait diverses notes mais surtout, des dessins réalisés vraisemblablement au fusain.
Il trouva finalement ce qu'il cherchait et le montra à Kayla... et Sallavïn.

- Qu'en dites vous ? demanda-t-il, en se mordillant la lèvre inférieure.

Sur le dessin qu'il leur montrait, on distinguait un îlot flottant recouvert de végétations et à l'horizon, la forme estompée de montagnes enneigées.

11/05/2020 23h11
Umberlie
Umberlie

-Mercoeur de Cartignan, pour vous servir, intervint l’humain porteur d’un luth, avec une écoeurante outrecuidance dans la voix. Je viens de Lothrienne. Un royaume pour lequel je n’ai aucune nostalgie, contrairement à vous autres. Comme je vous envie ! Bah, cela m’a au moins poussé à aller voir ailleurs, ce que je ne regrette pas le moins du monde.
« Cette villa est splendide, en effet. Mais ne vous fiez pas aux apparences. Si elle a survécu à la guerre, c’est qu’elle a plus d’un tour dans son sac, dit-il avec un clin d’œil. À ce que j’en ai entendu en tout cas.

La gnomette semblait ailleurs et ne réagit que lorsque certains regards se tournèrent vers elle avec insistance. Comme piquée par une mouche, elle sursauta légèrement, puis se gratta la gorge.

-Lillya-Caramyel-Madolin-du-clan-Beren, articula-t-elle à toute vitesse. Ah mais, pour vous, Lillya suffira. Je viens de la cité Franche aussi ! À vrai dire, c’est la première fois que je mets les pieds hors de ma ville natale… Je n’aurais jamais cru que le voyage serait si long.

Jetant un œil sur les croquis de Podness, le barde haussa un sourcil – un seul – et tordit sa bouche en un sourire appréciateur. Quant à Lillya, elle rajusta son monocle et se pencha si près que sa chevelure effleurait maintenant le papier, dissimulant en partie le dessin aux yeux des autres.

-Très joli, commenta-t-elle succinctement. Vous avez étudié au Monastère Azur ? Demanda-t-elle, les yeux pétillants, avec ce même débit de parole laissant penser qu’elle avait une carriole à prendre dans la minute.

Une porte, au fond de la cour intérieure, grinça sur ses gonds. Tous les regards se tournèrent vers la domestique qui s’avançait. Elle était accompagnée d’un nain à fier allure, d’âge moyen, en armure étincelante et à la barbe rousse rassemblée en une triple tresse. L’épaisseur de ses bras équivalait à celle de la taille de Kayla ; le dvaerg aurait sans doute pu la soulever sans effort.

À cette double apparition, les voix se turent, les musiciens lâchèrent leurs instruments. Le nain passa devant les candidats, leur adressa un signe de tête en guise d'encouragement, puis rejoignit l’extérieur. Quant à la domestique, elle se posta devant la cohorte d’étrangers, puis annonça :

-Monsieur Aniket Nurmuhamad !

Un homme à la peau sombre et aux vêtements de couleur vive se détacha de l’assemblée des candidats, et tous deux disparurent derrière la porte. Peu à peu, les conversations reprirent et la cacophonie des musiciens en pleine répétition se rajouta au bruit de fond.

Edition 12/05/2020 12h14 par Umberlie
12/05/2020 11h28
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

Avec sa réserve habituelle, le fidèle du Forgeron écouta chacun se présenter, faisant d'avance l'effort de se souvenir du nom de chacun pour ne pas les froisser, dans le cas où il serait amené à les recroiser. Dansant légèrement d'un pied sur l'autre, mal à l'aise devant cette agitation et cet échange de courtoisie, il dût s'empêcher de laisser son regard voguer sur les autres personnes en arme dans la cour.

Kayla Podness Ragnyss Mercoeur de Cartignan Lillya Suffira, Kayla Podness Ragnyss Mercoeur de Cartignan Lillya Suffira , Kayla Podness Ragnyss Mercoeur de Cartignan Lillya Suffira... Oh, jolis dessins... C'est vrai que tout le monde vient d'assez loin.

-Oh ! Hum hum !

Commenta-t-il d'un air enthousiaste, avant que la dame Suffira ne se penche sur le croquis. Reculant prudemment d'un pas, Sallavïn observa le groupe qui s'était créé, se demandant s'il ne devait pas les laisser discuter entre eux. Deux musiciens ainsi que deux... savants ? Tout comme un gladiateur effraie dans une arène, des gens instruits l'intimidaient dans cette villa. L'humain semblait même avoir lu dans ses pensées, commentant les ressources cachées du lieu en temps de guerre.

Puis, se souvenant des efforts de chacun pour parler la langue des elfes, il ajusta sa ceinture et replongea dans le cercle. Après tout, il n'avait rien à perdre à se montrer aimable !

-Est-ce qu...

Une porte s'ouvrit au fond de la cour, créant un silence qu'il n'osa plus troubler. Si la plupart des membres dans la pièce n'avaient pas eu le bon sens de s'asseoir, il n'aurait probablement pas pu voir la silhouette d'un dvaerg en arme. Sans parvenir à croiser son regard, il lui rendit son signe de tête. Bien !

Après qu'un nouveau candidat se soit fait appeler, Sallavïn se retourna vers le groupe, osant demander en elfique :

-Connaissez vous l'histoire de cet endroit ? Ou de cette famille ? J'en ignore la plus grande partie.

S'il avait passé son iris bleutée sur chacun, il termina en observant l'humain à l'air si sûr de lui.

Edition 13/05/2020 10h59 par Nedru
12/05/2020 14h29
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

Son enthousiasme gravit de nouveaux sommets en voyant le visage ébloui du jeune gnome, puis devant la richesse de son carnet rempli de notes et de dessins. Comme elle aurait voulu voir d’aussi belles choses et avoir le talent adéquat pour les représenter avec autant d’attention et de détails. La voix de son homologue barde la sortit de sa contemplation. Son ton et ses propos étaient peu agréable, mais Kayla lui rendit son salut avec politesse. Elle s’inclina de moins mauvaise grâce face à la gnomette, sa présentation étayée et son commentaire du dessin de Podness. La demi-sang compléta la remarque de Lillya d’un joyeux :

- Le Monastère Azur ? J’en ai vu quelques représentations à l’aquarelle, chez moi. Vos coups de fusain sont une vraie merveille, les lieux ont l’air si… Incroyables ! Je n’avais jamais vu les monts Pelerontui si petits…

Elle s’apprêtait à poursuivre la conversation, quand une porte s’ouvrit, volant à la cours son atmosphère bruyante, alors qu’en sortaient une domestique accompagnée d’un nain à la fière allure. Kayla demeura bouche-bée devant cet homme en armure, son maintien droit et sa carrure massive qui exsudait aussi bien la force physique que la noblesse d’âme, se dit-elle. Il était magnifique. Était-ce donc ce genre de personne qui était attendu dans l’entourage d’un fils de duc ? La jeune femme sentit à nouveau le poids de l’angoisse s’abattre sur ses frêles épaules. Elle n’était pas la seule, à voir la nervosité sur les visages et dans les gestes autour d’elle. Que faisait-elle ici ? Elle allait faire perdre son temps à des gens importants, se ridiculiser. Elle n’aurait pas dû venir.

L’elfique flûté de Sallavïn la fit presque sursauter, tout en la tirant de ses pensées catastrophistes. Elle lâcha un soupir soulagé et laissa volontiers son esprit se concentrer sur sa question, qui ne manquait pas d’intérêt. La curiosité se refléta tout de suite dans les prunelles de la melessë lorsqu’elle releva les yeux vers le jeune homme. Son homologue en arme était silencieux, mais plein d’esprit, à n’en pas douter !

- Je ne sais pas grand-chose de la région, j’ai juste vu les traces qu’a laissé la guerre dans les rues de Moramiek. Ce que j’ai entendu de la famille est assez succinct, et triste : ce sont des héros de la guerre et le duc est mort très récemment.

Un nouvel éclat mélancolique passa dans son regard. Kayla ne comprenait que trop bien la situation d’une mère se retrouvant seule avec un jeune enfant à élever à la mort de son compagnon : parce que ça avait été celle de la sienne, avant qu’elles ne rentrent en Ellerìna.

- Je compatis à la situation de cette mère et de son fils. J’espère qu’elle trouvera parmi nous des enseignant apte à rassurer son âme et assurer à son enfant la meilleure éducation possible…

Edition 12/05/2020 23h38 par Elindine
12/05/2020 23h24
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Il a un bel air de faux-cul celui-là ! pensa Pod en entendant Mercoeur se présenter. La Lothrienne... çà me dit quelque chose... Non, çà ne me revient pas.

Le gnome avait beau réfléchir, il ne parvenait pas à se souvenir du cours sur la géomagie où son professeur avait évoqué les régions de magie faible et morte... La Lothrienne en étant une réputée.
Par contre, quand le barde parla de la guerre, il lui paru évident qu'il ne parlait non pas des murs, mais bien de dame Irène, ensorceleuse et combattante pendant la guerre civile ! Pourtant, il se garda bien d'exprimer tout haut ses conclusions.

D'ailleurs, son attention fut rapidement tournée vers la gnome qui les accompagnait tantôt, une représentante du clan Beren apparemment, de la Cité Franche. Lillya Caramyel, joli prénom.

Podness ne s'attendait pas à autant de regards sur son oeuvre et il hésita à la ranger en lieu sûr pour ne plus être le centre de l'attention. Mais il fut heureux de ne pas l'avoir fait lorsqu'il entendit les compliments de Kayla qui l'empourprèrent plus que de raison. Pod, reprends toi...

Une diversion bienvenue se produisit alors et Pod en profita pour ranger son carnet dans sa sacoche, vérifiant deux fois qu'il avait bien fermé la boucle de cuir.
Tous les regards se portaient dans la même direction... Que Podness ne voyait pas d'où il se trouvait ! Maudites grandes gens ! jura-t-il intérieurement. On appela un nouveau candidat... Ah ! Bien !
Les yeux ronds, Podness vit alors passer un nain armuré devant lui, quittant la pièce en quelques enjambées. Il est immense ! Il aurait un peu de sang d'orque dans sa famille que cela ne m'étonnerait pas...

La surprise passé, il constata que ses voisins relançaient la conversation autour de l'histoire des lieux... et de leur propriétaire.

- D'après ce que je sais, enchaîna-t-il dès qu'il en eu l'occasion, mais un ton plus bas, notre hôtesse, dame Irène, a combattue aux côtés de feu son mari pour le retour de la paix dans son royaume.
" Elle maîtriserait la magie de manière innée... Peut-être un ancêtre draconique ?

Console R.P.
Lancé de 1d20+5 ~ [2] : 7
Lancé de 1d20 ~ [11] : 11
Edition 15/05/2020 07h09 par Umberlie
13/05/2020 14h02
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

-Oh, je vois...

Alors tout le monde en savait plus que lui. Ce n'était pas une situation très originale et le demi elfe hocha la tête en souriant poliment, ravi d'en apprendre plus. Que cette famille se soit illustrée à la guerre était presque neuf pour lui, le fait que la duchesse fasse parti des héros locaux, en tant qu'Eveillée, l'était totalement. Sallavïn regarda d'un air entendu le seul humain du groupe, soucieux de savoir s'il voulait continuer de partager son vaste savoir.
Quel genre de héros était-elle ? Au nom de quoi s'était-elle battue ? Qu'avait-elle sacrifié ? Si ses parents étaient pour Sallavïn l'exemple même de combattants aguerris, jamais il ne les aurait imaginés finir dans ce genre de demeure.

- Je me retiendrai donc d'apprendre la magie à son enfant ! Et vous ? Que souhaitiez vous enseigner pour lui donner la meilleure éducation possible ?

Au moins la Kayla à qui il posait sa question -tout en espérant obtenir les réponses de chacun- avait le nom le plus simple à retenir de toutes ces nouvelles personnes. Si son timide trait d'humour avait fait mouche, il ne retiendrai pas un sourire honnête en faisant la conversation d'un air détendu.

Console R.P.
Lancé de 1d20+3 ~ [8] : 11
Edition 15/05/2020 07h10 par Umberlie
14/05/2020 00h01
Kayla Fal'San'In
Kayla Fal'San'In

Les nouvelles informations données par Podness furent écoutées avec attention et soigneusement notées dans un coin de sa tête. Une héroïne de guerre, une combattante et une grande magicienne, cette dame Irène devait être une personne absolument fascinante. Kayla se demandait à quoi pouvait bien ressembler une personnalité de cet acabit. Était-elle grande et bien bâti, une lionne prise au piège dans les atours de son rang ? Une belle et noble duchesse dont l’âge ne parvenait pas à ternir l’éblouissante beauté ? Ou cette âme glorieuse se cachait-elle derrière une apparence des plus banale, comme un joyau dans un simple coffret de pin ? La melessë frissonna : même si elle ne réussissait pas son test, elle avait hâte de se trouver en face d’un être aussi exceptionnel.

La boutade du discret demi-sang lui arracha un franc sourire et même un petit rire de gorge. La magie s’ajoutait-elle aussi à ses talents martiaux ? Quoiqu’il en soit, elle était ravie de voir le jeune homme se détendre enfin et son expression joviale trouva un parfait miroir dans l’ovale délicat de la barde. En guise de réponse, elle ajusta sa lyre contre son épaule et, tout en tirant une série de notes, elle improvisa :

Si je ne prétends pas
Avoir plus de savoir
Que cette assemblée-là

Si je ne peux avoir
Le talent que certains
Ont sans même le voir

J’ai dans mon escarcelle
Bien des ritournelles,
Des chants neufs et anciens,
Que le duc peut faire siens.

J’ai dans ma besace
Mes tours de passe-passe,
Mes musiques et danses :
Je tente ma chance.


Son pied leste quitta le sol en une pirouette élégante, illustrant la parole du geste, sans faire cesser le son de son instrument. Le voile de sa robe voltigea haut avant de se rabattre le long d’un mouvement vif, quand elle passa dans le dos de Sallavïn, pour mieux se rapprocher de Podness dans sa danse. Le refrain reprit, plus entraînant, la mélodie plus sûre.

Si je ne prétends pas
Avoir plus de savoir
Que cette assemblée-là

Si je ne peux avoir
Le talent que certains
Ont sans même le voir


Elle se figea soudain, fixant le ciel avec tristesse, ses traits soudainement habités de doutes, alors que sa lyre soutenait l’attente, lui offrant le temps de penser aux prochains quatrains :

Je peux essayer de
Trouver les choses que
Je cherche sans jamais
Pouvoir les repérer.


Dans un geste ample, elle se retourna vers son audience, la détermination brillant dans ses yeux clairs. Les notes montèrent vers une mélodie plus épique, habitée d’espoir.

Je voudrais tenter de
Cheminer le long de
Ces pas que je peux voir
Auréolés de gloire.

Si je ne prétends pas
Avoir plus de savoir
Que cette assemblée-là

Si je ne peux avoir
Le talent que certains
Ont sans même le voir


Quelques pas sautillant la rapprochèrent de Mercoeur et Lillya, se glissant entre eux en pivotant sur un pied pour mieux leur offrir un sourire confiant.

Du bois de ma lyre
Je chasse le pire
Et du bout de mes doigts
Je tisserai ma voie.

Du bout de ma langue
Mon verbe harangue
Un curieux paladin
Deux gnomes et un humain.


La lyre quitta son épaule et, immédiatement, l’assurance qui habitait ses gestes la quitta pour se fondre dans une attitude bien plus réservée. Elle serra son instrument contre sa poitrine en réajustant pudiquement une mèche de cheveux derrière une oreille pointue. Elle était soudainement consciente que, peut-être, cette démonstration pouvait être interprétée comme de l’intimidation ou une sorte d’arrogance. C’en était peut-être, difficile à dire, la mélodie s’était emparée d’elle et c’était devenu plus fort qu’elle. D’une petite voix, elle bredouilla :

- Je… Heu… C’était sans doute extrêmement déplacé. Je vous demande pardon…

Console R.P.
Lancé de 1d20+6 ~ [17] : 23
Lancé de 1d20+2 ~ [4] : 6
Edition 15/05/2020 07h11 par Umberlie
15/05/2020 00h41
Umberlie
Umberlie

À la question de Sallavïn, Mercoeur se caressa le bouc et l’arrête de sa mâchoire – au moins deux ou trois fois – laissant les autres répondre avant d’intervenir :

- Oui, c’est aussi ce que j’ai entendu dire. Quant à cet endroit, il n’a pas toujours abrité quelqu’un comme Irene. On dit qu’il est truffé de trompe l’œil et passages secrets, dit-il avec un petit sourire mystérieux. Mais ça n’empêche pas le domaine d’abriter sa propre garnison et ses tours de défense. Elles sont juste placées de sorte à ne pas gâcher la vue…

En promenant leur regard dans la salle de réception, Podness et Sallavïn remarquèrent –camouflées en grande partie par quelques candidats – deux grandes peintures. Elles représentaient un homme d’un côté, une femme de l’autre, tous deux armés et vêtus de manière si fantasque qu’ils laissaient penser à deux divinités.

- Ne serait-ce pas Dame Irene et de son époux Andreas ? Se demanda Lillya, suivant le regard de ses camarades. Sans doute au temps où ils combattaient ensemble.

- Le peintre s’est fait plaisir, en tout cas, observa Mercoeur d’une voix moqueuse. Ou alors, on l’a grassement payé. Quel genre de personne se bat ainsi ? L’un torse nu, l’autre vêtu d’un léger drap d’été. C’est absurde. Et puis la Duchesse a dû prendre de l’âge depuis. Hélas…

Sallavïn s’enquit alors des matières d’enseignements de chacun. Kayla fut la première à répondre, en chanson. Ses camarades les plus proches ne s’en rendirent pas compte tout de suite – tout subjugués qu’ils étaient – mais tous les autres candidats s’étaient tus et avaient posé leurs instruments. Au fil des couplets, tous les regards s’étaient tournés vers eux, et sur la jolie barde en particulier.
Kayla avait fait mouche. Elle avait su mettre son stress de côté pour produire une mélodie capable d’enchanter les cœurs. Les paroles avaient touché leur public, et dès qu’elle cessa de jouer, après quelques secondes d’un silence révérencieux, quasiment tous dans la salle – hormis quelques rivaux jaloux – se mirent à siffler et applaudir.

Du fond de la cour, quelqu’un se gratta la gorge avec insistance. Lorsqu’on s’aperçut qu’il s’agissait de la domestique chargée d’appeler les candidats, le calme revint aussitôt.
L'employée de maison devait attendre depuis un moment déjà car le candidat précédent était déjà sorti. Elle ne semblait pas fâchée, mais son visage resta de marbre lorsqu’elle annonça le prochain nom sur la liste :

- Cymbeline Courtmanteau !

Du groupe encore important de candidats se détacha une halfeline blondinette au port altier et à l’air espiègle. Dans son dos, un dulcimer et une longue flûte effilée. Si ses traits étaient plutôt jeunes, elle ne sortait pas juste de l’enfance non plus.

Lorsqu’elle disparut avec la domestique, les conversations reprirent, ainsi que les répétitions.

- Mes compliments, dit Mercoeur à sa consœur. Vous avez fait forte impression. Je tremble à l’idée de vous compter parmi mes rivaux de demain !

Edition 15/05/2020 12h12 par Umberlie
15/05/2020 08h22
Podness Ragnyss
Podness Ragnyss

Pod bu les paroles de Mercoeur, jetant des coups-d’œil inquisiteurs à l'architecture des lieu, espérant malgré lui repérer un indice qui confirmerait les révélations du barde.
Il vit alors deux immenses peintures représentant ce qu'il estima être le couple ducale, sous une forme martiale peu commune. Avec le regard appréciateur du dessinateur, il jaugea ce qui devait être des ajustements artistiques et de la réalité des modèles...
Lillya, puis Mercoeur intervinrent à ce moment là, ils avaient vu les mêmes œuvres et partageaient leurs observations.

Pod oublia rapidement les murs car quelques notes de musique attirèrent son attention vers Kayla. Sa voix douce résonna bientôt à ses oreilles, le charmant complètement. La bouche entrouverte, un sourire béa sur le visage, ses yeux suivaient l'artiste, comme aimantés.
Lorsqu'elle émit la dernière note, suivant l'exemple de l'assemblée sans même s'en rendre compte, il applaudit à s'en faire mal aux mains, le coeur léger.

- Magnifique ! s'écria-t-il, sa voix à moitié couverte par les applaudissements.

Un nouveau candidat fut alors appelé et comme la fois précédente, l'assemblé reprit ses occupations lorsque l'interpellée disparu au fond de la cour.
Encore tout ému de la prestation de Kayla, Pod préféra s'éclipser un moment pour reprendre contenance. La mention des éventuels passages secrets était très vive dans son esprit baigné de curiosité !

- Veuillez m'excuser un instant... fit-il.

Et il disparut entre les candidats, faisant le tour de la pièce pour mieux étudier colonnes, statues et autres peintures à la recherche de mécanismes cachés.(Intelligence : Investigation)

Console R.P.
Lancé de 1d20+3 ~ [11] : 14
15/05/2020 13h56
Sallavïn Tamrel
Sallavïn Tamrel

En écoutant la réponse du sire Mercoeur de Cartignan, le melësse l'observa vaguement, sourd aux sous-entendus affriolants qu'il laisser planer. Le jeune homme n'avait que faire de légendes de passage secrets. En eut-il découvert un, il l'aurait probablement refermé soigneusement, puis aurait oublié son emplacement. Il hocha néanmoins la tête en remerciement pour cette réponse, sans doute honnête.

Puis vint la réponse de l'autre barde. Ah ! Elle ne se contentait pas de répondre par des demis mots choisis ! Sallavïn la regarda évoluer en chantant au milieu de la cour, presque mal à l'aise d'abord, puis en se rendant compte que personne ne huait sa consoeur au sang mêlé, il se laissa porter par la musique, aux notes joyeuses et sautillantes, puis aux accents mélancoliques, avant de reprendre dans une fière mélopée. Alors voilà ce qu'inspiraient les bardes !

Du bout de mes doigts je tisserai ma voie

Le demi elfe applaudit franchement devant la performance, reculant d'un pas comme pour s'éloigner pudiquement de celle qui attirait tous les vivats. Si elle même semblait gênée, il n'en comprit pas la raison et répondit à ses excuses en hochant la tête de gauche à droite. C'était très bien

C'est alors qu'il remarqua les toiles dans le fond de la pièce et assimila ce que l'autre musicien avait dit. Une garnison personnelle, des tours de défense et des géniteurs héros de guerre... En fin de compte, le jeune chevalier réalisa que sa qualité principale était sans aucun doute son caractère parfaitement neutre dans la situation politique locale. Même s'il pensait pouvoir rivaliser avec la plupart des traînes soldes de n'importe quel petit seigneur de guerre, jamais Sallavïn ne se serait imaginé pouvoir affronter des officiers recommandés à une héroïque noble...

Hochant la tête pour lui même d'un air déterminé, il laissa son regard se perdre dans les détails des peintures alors que le gnome s'effaçait et qu'un nouveau candidat disparaissait derrière la porte. Puis, lui vint une idée, et il chercha des yeux celui qui revenait de l'entretien, cherchant à l'intercepter pour lui demander à quoi il fallait s'attendre.

15/05/2020 15h04